Ci-dessus, l'église abbatiale de Westminster à gauche et ND de Paris à droite.

Paris reconstitué pour l'époque 840, dans l' album Moi Svein tome1

(dessin Darvil)

Bientôt, la reconstitution 

de la cathédrale romane de Rouen ...

dévoilée à la sortie de l'album

Les Fils de Guillaume "l'Héritage" édition 2

Histoire de cathédrales et d'abbayes

Incendies, pillages, sauvetage de reliques et objets,

rois de France ou d'Angleterre, princes, prélats et grands personnages...

2019, dans la nuit du 15 au 16 avril, un incendie ravage Notre-Dame de Paris...

Les médias du service public, France TV, évoquant l'histoire de la cathédrale dont la construction débutée au XIIème siècle et cherchant des événements historiques important "la cathédrale de l'Histoire de France " ont gratté avec leurs historiens pour y trouver des relations avec les rois de France, en vain, semble t'il parce que l'histoire de France est ainsi : malheur au vaincu, et donc on ne parle pas de ce qui dérange, même si tous cela date de la ... Guerre de Cent Ans, serions nous encore fâchés avec nos amis Anglais (ou alors c'est le Brexit !), pour que les conseillers de nos journalistes et commentateurs de tout poil, notre Stéphane Bern national et autre confrère sur le plateau de France 2 aient oublié un sacre ; Ils avaient beau faire, ils remontaient au XIX eme siècle au sacre de Napoléon... pour une si vieux bâtiment dont le début de la construction remonte au XII eme siècle (un blanc de 7 siècles !)

Pourtant, la cathédrale de Paris a bien connu un sacre de roi, le sacre du roi de France (et accessoirement d'Angleterre) Henri le 16 décembre 1431...(Henri VI d'Angleterre sous le nom d'Henri II de France)...La guerre de cent ans est terminée...

...Enfin presque, une certaine Yolande d'Aragon donne un rôle à Jeanne d'Arc et  relance le conflit... (qui perdura jusqu'en 1453).

 NOTRE DAME DE PARIS

France 2 , dans son journal télévisé de la mi-journée, le 19/04/2019, France 2 nous présente l'équivalent de ND de Paris en Angleterre : Westminster. Intention louable de présenter ce très beau monument gothique... et le commentaire d'indiquer les caractéristiques communes aux deux édifices :
- qu'elles sont situées dans la capitale des deux états
- qu'elles sont toutes deux de style gothique.

- mais que c'était surtout l'impressionnante charpente en chêne ??? (comme si les autres cathédrales, abbayes de l'époque n'avaient pas de charpentes en chêne) qui en faisait un point commun avec ND de Paris.

A la différence de ND de Paris, à Westminster (Saint Pierre) tous les rois d'Angleterre (sauf deux) ont été couronnés et la plupart y sont inhumés. En France, c'est la cathédrale de Reims qui a eut ce privilège des sacres royaux, et la majorité des rois de France (pas tous) ont été inhumés à l'abbaye royale de Saint Denis ...

Nous pouvions penser qu'en présentant Westminster, France 2 allait évoquer l'oubli dans l'historique de la cathédrale oublié dans le journal télévisé

...Henri, fils du roi Henri V et de Catherine de Valois, (çà c'est un sacré hasard, dans la guerre qui oppose les successeurs des Plantagenets aux .. Valois) est couronné roi d'Angleterre (Henri VI) à Westminster le 6 novembre 1429... Deux ans plus tard, ce dernier est couronné roi de France (Henri II) à ND de Paris le 16 décembre 1431. BREF FRANCE TV N'A PAS CORRIGE LE TIR... Dommage c'était pourtant là une belle occasion.

Nous n'avons pas la prétention de connaitre l'Histoire de ces édifices mais puisque l'occasion nous est donnée, nous allons en évoquer quelques uns qui ont été traités dans les albums ASSOR. 

WESTMINSTER (Saint Pierre)

Ci-dessus la consécration de l'abbatiale romane de Westminster dans l'album Arnauld de Bichancourt tome 1, (dessin Serge Mogère).

Puisque l'occasion nous est donné de commencer par Westminster, et que l'on évoque couramment le couronnement de Guillaume le Conquérant, il est nécessaire de préciser qu'à l'époque, c'est dans une abbaye romane que ce couronnement eut lieu.

Edouard le confesseur avait entreprit la construction d'une église abbatiale, dans les années 1040, près de son palais royal sur les rives de la Tamise, sur une terre connue sous le nom de Thorney Island. Il choisit d'agrandir un petit monastère bénédictin

Dans les années 1040, le roi Edward (plus tard Edward le Confesseur) établit son palais royal sur les rives de la Tamise, sur une terre connue sous le nom de Thorney Island. Tout près se trouvait un petit monastère bénédictin fondé vers 960 sous le patronage du roi Edgar et de St Dunstan. Il entreprit de construire une grande église en pierre en l’honneur de saint Pierre l’Apôtre. Malheureusement, lorsque la nouvelle église fut consacrée le 28 décembre 1065, le roi était trop malade pour y assister et mourut quelques jours plus tard. 

Ci-dessous, restitution de l'abbaye romane de Westminster (document site Westminster abbey)

Ci-contre, En 1068, Mathilde de Flandre épouse de Guillaume le Conquérant

est couronné Reine d'Angleterre à Westminster. extrait du tome 3 de la série Bichancourt : "La Reine Mathilde".

Un an plus tard, Guillaume le Conquérant y fut couronné roi d'Angleterre

à Noël 1066.

1068, le 11 mai, fête de la Pentecôte, Mathilde, épouse de Guillaume le Conquérant, est couronnée Reine d'Angleterre.

L'actuelle église abbatiale est commencée jusqu’au milieu du XIIIe siècle lorsque le roi Henri III a décidé de la reconstruire dans le nouveau style gothique de l’architecture. C’était le grand âge pour les cathédrales gothiques : en France Amiens, Evreux et Chartres et en Angleterre Canterbury, Winchester et Salisbury, pour ne citer qu'elles. En vertu du décret du roi d’Angleterre, l’abbaye de Westminster a été conçue pour être non seulement un grand monastère et lieu de culte, mais aussi un lieu pour le couronnement et l’enterrement des monarques.

PARIS et sa région... (attaques viking)

Ci-contre, la plus vieille partie de Westminster abbey, la chambre du Pyx

construite vers 1070.

845

Dans les albums BD d'Assor BD, nous remontons au mois de mars 845, dimanche de Pâques, pour voir surgir les vikings menés par Ragnar. C'est surtout les monastères de la rive gauche de la Seine, qui pâtissent du raid des scandinaves menés par un certain Ragnar ... (https://www.assorhistoire.com/les-vikingscarolingiens) 

Les Annales de Saint Bertin relatent : [845.] Hiver très-rude. Les Normands, avec cent vaisseaux, entrèrent le 20 du mois de mars dans la Seine, et ravageant tout de côté et d'autre, arrivèrent sans résistance à Paris. Charles fit dessein d'aller à leur rencontre; mais prévoyant qu'en aucune façon les siens ne pourraient remporter l'avantage, il pactisa aucunement avec eux, et, par un don de sept mille livres, il les empêcha d'avancer et leur persuada de s'en retourner. (Annales de Saint Bertin). ANNALES DE ST BERTIN,collection des mémoires relatifs à l'Histoire de France, M. Guizot , Paris 1824.

Un autre texte indique : "[845] Deux fois dans le canton de Worms, il y avait un tremblement de terre, le premier la nuit suivant le dimanche des Rameaux, le second pendant la sainte nuit de la Résurrection du Christ. Cette même année, les païens firent irruption chez les chrétiens en de nombreux endroits, mais plus de douze mille d'entre eux furent tués par les Frisons. Une autre partie des envahisseurs dévasta la Gaule, parmi eux plus de six cents hommes périrent. Pourtant, en raison de son incapacité, Charles accepta de leur donner plusieurs milles livres d'or et d'argent afin qu’ils quittent la Gaule, ce qu'ils firent. Néanmoins, les cloîtres de la plupart des saints furent détruits et de nombreux chrétiens furent emmenés captifs. (Annales de Xanten). 

ANNALES DE XANTEN (extraits), site web : remacle.org , Oeuvre numérisée par Marc Szwajcer

les vikings attaquent Paris

Reconstitution de Paris vers l'an 800.

Extrait de la BD Moi Svein tome 1, l'initiation. dessin Darvil

Ragnar fait enlever des poutres à l'église abbatiale de St Germain.

Extrait de la BD Moi Svein tome 1, l'initiation. dessin Darvil

Tel est le récit des Annales de Saint-Bertin. Mais, suivant d'autres historiens, dont Mézerai a adopté l'opinion, beaucoup plus honorable pour les Parisiens et pour Charles le Chauve, les pirates, n'ayant pu se rendre maîtres de la Cité, ruinèrent les faubourgs, qui s'étendaient hors de l'île, pillèrent, dans les faubourgs de la rive gauche, l'abbaye de Saint-Germain des Prés et celle de Sainte-Geneviève, que le roi Clovis avait fondée sous le titre de Saint-Pierre du Mont. Le même sort atteignit aussi les maisons rustiques élevées sur la rive droite, autour de Saint-Germain l'Auxerrois, et sur la lisière de la forêt des Charbonniers, qui allait rejoindre celle de Rouvre (aujourd'hui le bois de Boulogne) Regnier*, surchargé de butin, prêta l'oreille aux propositions que lui fit Charles le Chauve et marchanda sa retraite. Moyennant une rançon de 7,000 livres pesant d'argent, il jura par Odin de ne plus rentrer en France, à moins d'y être rappelé comme auxiliaire. En regagnant le Danemark, il.conquit une partie de la Frise et s'empara de Hambourg. Il rapportait une poutre de l'église abbatiale de Saint-Germain et un clou des portes de Paris. Il mourut, quelque temps après, de l'épidémie qui régnait parmi ses troupes, et les moines ne manquèrent pas de raconter qu'il avait succombé aux plus horribles souffrances, juste châtiment de ses impies déprédations."

*(lire Ragnar)

M. Borel d'Hauterive bibliothécaire à la bibliotyhèque  Ste Geneviève, cite François Eudes de Mézeray, historiographe de France, auteur d'un abrégé de l'histoire de France en 1668 et d'autres Historiens, mais de Mézeray ne s'étend pas sur cet événement ...Cependant, Borel d'Hauterive nomme Ragnar , ce qui est parfaitement plausible alors peut-être a-t-il eut en mains d'autres écrits qui ne nous sont pas parvenus.

Les monastères de Sainte Geneviève et de saint Germain furent, parait-il, pillés.  Curieusement nous n'avons trouvé aucune source "d'époque" qui donnent ces détails.

Cependant, dans son ouvrage "Les sièges de Paris, annales militaires de la capitale, de Jules César jusqu'à ce jour -1871", M. Borel d'Hauterive écrit : 

"Les Normands, s'étant avancés jusqu'à Argenteuil, hésitent à passer outre et à braver, en franchissant l'île Saint-Denis, les forces du roi de France. Enhardis par l'inaction de leurs adversaires, ils se dirigent vers Saint-Cloud et arrivent, le samedi saint, 28 mars 845 aux portes de Paris. La ville, sans défense, devient la proie des barbares, qui la noient dans le sang des vieillards, des femmes et des enfants. 

Pour illustrer l'abbatiale de St Germain, nous avons pris 

modèle sur l''abbatiale de St Philbert de Grand Lieu en Loire atlantique bien que la structure de pierres ait été arasée pour poser une toiture plus récente.

L'abbatiale de St Denis à l'époque carolingienne,  ci-contre dessiné en  1992 pour le tome 1 de Moi Svein (dessin Darvil).

ci dessous restitution hypothétique de la basilique carolingienne, de la chapelle d'Hilduin et des bâtiments conventuels. © Ministère de la culture / M. Wyss, A.-B. Pimpaud, M.-O. Agnes et

865

ABBAYE DE FLEURY St Benoît sur Loire, EGLISE de Germigny des Prés

EGLISES D'ORLEANS. (attaques vikings)

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Au printemps 865, les vikings pillent Orléans et l'abbaye de Fleury, belle occasion de montrer 

l'abbaye à l'époque Carolingienne, grâce à la collaboration avec les moines qui occupent encore

aujourd'hui le monastère (plan fournit ci-contre) 

Les vikings trouvent l'abbaye de Fleury, mais les moines ont eut le temps de quitter les lieux : "le trouvent vide de ses habitants, mais garni de tout ce qui est utile aux necessités matérielles des hommes, ils le pillent..." (Chronique d'Adrevald)

Photo du pavement de l'abbaye carolingienne

de Fleury, ce pavement se trouve sous le pavement actuel de l'abbaye.

Dessins de Jean-Marie Woehrel d'après le plan 

et la photo du pavement.

C'est dans cette abbaye qu'est inhumé, en 1108,  le roi des Francs, Philippe 1er, dont le tombeau est encore visible.

Les moines ont donc sauvé leurs reliques, il existe à quelques kilomètres une église carolingienne qui a été épargnée, de là à imaginer les moines y déposant leur "trésor" afin de la représenter ... 

L'église carolingienne de Germigny des Prés à l'époque des faits.

Germigny reconstitué à l'époque des faits.

Dessins de Jean-Marie Woehrel d'après photos et documents (album Moi Svein, tome 4 "Robert le Fort)

A Orléans dans la rue Vieille Monnaie peu avant l'attaque des Vikings, au loin l'église St Mesmin d'Alleu, (33b) sur le plan ci-contre.

"…Lors d’une seconde attaque, ils détruisent cette cité (Orléans) par le feu, seule demeure indemme, grâce à des hommes dévoués, la cathédrale qui avait été consacrée à la Sainte Croix par le bienheureux évêque Euverte…

... Cependant les Normands, lors de leur seconde attaque sur Orléans à laquelle nous avons fait allusion, brûlent la ville, puis quelques-uns d’entre eux, sous le commandement de Baretus, gagnent, avec quarante bateaux, le monastère du Saint Père Benoît distant de dix-huit milles de la ville d’Orléans." (Miracles de Saint Benoit, Adrevald)

Baretus nom donné par les moines au chef viking Bard voir la liste des chefs Vikings sur les fleuves et rivières de la France. Cliquer sur la miniature pour découvrir cette liste

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La collègiale Saint Aignan rep 6 sur le plan à l'Est de la ville est saccagée en 865

Dessins de Jean-Marie Woehrel d'après photos et documents (extrait de Moi Svein, tome 4 "Robert le Fort)

"Par un jugement de Dieu, les Normands qui habitaient sur la Loire, favorisés par le vent, voguent avec la plus grande impétuosité jusqu’aux monastère de St Benoit, dit de Fleury, y mettent le feu, et , en revenant livrent aux flammes la ville d’Orléans, ses monastères et tous les édifices environnants, excepté l’église de la Sainte-Croix, que la flamme, bien que les Normands y missent grand travail, ne put jamais dévorer ; puis ils retournèrent au lieu de leur résidence, descendant de même le long du fleuve et ravageant les lieux voisins…" (Annales de St Bertin)

ABBAYE DE CLUNY et ST PIERRE DE ROME fin XIème siècle

1095

Novembre 1095, le pape Urbain II s'arrête à Cluny, il y rencontre Hugues de Semur et consacre l'autel dédié à Saint Pierre avant de reprendre la route pour Clermont Ferrand d'où il lancera l'appel à la croisade. En fait la consécration de l'autel est le lancement de l'immense abbatiale que les spécialistes appelleront Cluny III

L'église abbatiale est déjà imposante au sein de l'important Monastère de Cluny , représenté ici vers 1090 , en fait on aurait du représenter des travaux à droite de l'image.

Mais nous avons préféré montrer Cluny II avant qu'elle ne disparaisse.

Album les Fils de Guillaume Tome 1. l'Héritage , dessin JM. Woehrel

Au cours de l'automne 1096, Robert de Normandie et Odon de Bayeux furent reçus par le pape Urbain à Saint Pierre de Rome.

" Au mois se Septembre, Robert duc des Normands, remit la Neustrie au roi Guillaume : ayant reçu de lui dix mille marcs d’argent, il partit pour Jérusalem, et emmena avec lui une multitude de chevaliers et d’hommes de pied formidables à l’ennemi. En effet, il avait avec lui Odon son oncle, évêque de Bayeux... Robert duc de Normandie, Etienne de Blois son beau frère, Hugues le Grand, Robert comte de Flandre, et plusieurs autres princes, ayant franchi les Alpes, entrèrent en Italie, et, passant en paix dans la ville de Rome, allèrent hiverner dans la Pouille et la Calabre. (Orderic Vital, livre neuvième).

Reconstitution de St Pierre de Rome vers 1095

Album les Fils de Guillaume Tome 1. l'Héritage , dessin JM. Woehrel

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Reconstitution de

St Pierre de Rome

avant les modifications

du XVIème siècle

…Le prélat (Odon) et le duc eurent à Rome un entretien avec le pape Urbain. Après avoir reçu sa bénédiction, ils traversèrent le Tibre, et allèrent passer l’hiver dans la Pouille. De là, l’évêque se retira dans la ville de Panorme, que l’on appelle vulgairement Palerme, il y quitta cette vie au mois de février, et Gislebert, évêque d’Evreux, l’ensevelit dans l’église métropolitaine de Sainte Marie Mère de Dieu. (Orderic Vital, livre dixième).

CATHEDRALE DE BAYEUX

1105

Reconstitution de la ville de Bayeux en 1105. (ci dessus) et de la cathédrale (ci-dessous) avec l'aide du service archéologique du Calvados. 

Album les Fils de Guillaume Tome 3. La Guerre Fratricide

 dessin JM. Woehrel

La cathédrale romane de Bayeux part en cendre au début du mois de Mai 1105.

Le bon roi chrétien, Henri Beauclerc, souverain d'Angleterre ne parvenant pas à prendre voulant prendre la ville de Bayeux

la fait incendier...

Pas de pompiers au moyen moderne pour l'époque, la cathédrale est vouée à la destruction, alors comme à Paris en 2019, on tente de sauver ce qui peut l'être, et c'est, sans doute, le courage 

de certains qui ont permis de sauver la célèbre "Tapisserie de Bayeux" qui devait être encore accrochée dans l'édifice, au lendemain de fêtes pascales...

Un an plus tard, dans le courant du mois d'Août , Henri Beauclerc récidive en incendiant l'abbaye de Saint-Pierre sur Dives...

Pour déloger l'abbé Robert , (abbé loyaliste partisan du duc Robert de Normandie) abbé de St Pierre sur Dives

Henri fait incendier l'église abbatiale. 

Album les Fils de Guillaume Tome 3. La Guerre Fratricide

 dessin JM. Woehrel

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Reconstitution de la l'église Saint Donatien de Bruges tiré du livre

"Le meutre de Charles le Bon, Galbert de Bruges",

traduit par J. Gengoux - Etudes topographique de Luc Devliegher - ed. Fonds Mercator -Anvers 1978.

EGLISE SAINT DONATIEN DE BRUGES

1127

Quelle triste fin pour cette église carolingienne, Saint Donatien, construite sur le style byzantin et octogonal de l'église d'Aix la Chapelle. Sa destruction résulte de deux événements consécutifs : l'assassinat du comte de Flandre, Charles le Bon en mars 1127 et les assassins s'y étant réfugiés le siège qui suivit et dura près d'un mois.

Reconstitution de la l'église Saint Donatien de Bruges 

Album Normannia - Mort en Flandre  dessin Darvil

Extérieur ci-dessus

Tribunes ci-contre

Pour en savoir plus sur les faits consulter l'onglet en cliquant sur miniature

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CATHEDRALE DE LISIEUX, EGLISE SAINT TAURIN D'EVREUX ET CATHEDRALE DE CHARTRES

1194

Il n'y a pas que les rois d'Angleterre qui ont le privilège d'incendier les édifices religieux, Philippe Dieudonné, offert par le ciel à ses parents, plus connu sous le nom de Philippe Auguste, pour ce venger de la perte de sa garnison à Evreux, mit le feu à l'église Saint Taurin. Certains chroniqueurs relatent qu'alors que ses soldats refusaient de mettre le feu, il prit lui-même un flambeau pour accomplir sa sinistre besogne... Auparavant, il la pille et emmène son butin à la Cathédrale de Chartres... Celle-ci prend mystérieusement feu peu après la départ du roi,

entre le 22 et le 23 juin 1194...

Le peuple voyant là une malédiction divine...

C'est dans la cathédrale de Lisieux et à l'instigation de sa mère Aliénor que le roi Richard accepte de rencontrer son frère Jean qui vient d'abandonner le roi de France Philippe. A cette époque l'édifice, n'est pas complètement terminé. 

"Dans le même temps, Jean, comte de Mortain, frère du roi, retourna auprès du roi son frère, et par la médiation de la reine Eléonore, leur mère, le roi et lui se réconcilièrent : mais le roi a refusé de lui restituer tout ou château terres."

Roger de Hoveden

En fait Jean a profité du départ de son royal allié parti à l'assaut de Verneuil, pour quitter Evreux : 

... " le dixième jours de Mai, le roi Philippe leva une armée, entra en Normandie et mit le siège devant Verneuil. Il y était depuis trois semaines, et il avait détruit une partie des murs quand il reçut la nouvelle que la ville d’Évreux, où il tenait garnison, venait d’être prise par les Normands, que ses chevaliers avaient été fait prisonniers, et plusieurs même d'entre eux honteusement décapités …"  Rigord  

" Cependant il ne put s'emparer de la citadelle. A la nouvelle de cet événement, le roi Philippe leva le siège, et, marchant vers Évreux, emporté de fureur, brûla la ville..."

Guillaume le Breton

"… Ensuite leur roi, comme pour effacer le déshonneur de cette honteuse retraite, détruisit avec une sauvage fureur la ville d’Évreux après l’avoir pillée. Il n’épargna pas même en ces lieux la très célèbre église du bienheureux Taurin ; en effet comme il avait donné l’ordre d’incendier et qu’il ne se trouvait, dans cette si grande armée sous l’effet de la crainte de Dieu, aucun soldat pour exécuter cet ordre impie, le roi lui-même, dit-on, étant entré avec quelques uns de ce genre d’hommes, qu’ils appellent des ribauds, mit le feu à l’édifice sacré. Enfin, à ce que l’on rapporte, ce qui avait été enlevé à cette église fut porté à la cité des Carnutes (Chartres) et cette ville illustre fut comme un feu : elle fut en conséquence à peu près réduite à l’anéantissement par l’incendie et devint l’aliment du feu…"

Guillaume de Newburgh

"Le roi de France vint à la cité des Ébroïciens et la détruisit de fond en comble, et démolit les églises, ne faisant grâce ni à l’âge, ni au sexe et il emporta les reliques des saints. Il fit cela parce que les habitants d’Évreux l’ayant abandonné, s’étaient tournés vers la soumission à leur maître le roi d’Angleterre et mis à son service..."

Roger de Hoveden

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Juin 1194 : La cathédrale romane de Chartres en feu 

dessin aquarelle de Juliette Derenne 

reconstitution avec l'aide de la Coordination de la Cathédrale de Chartres 

et de la documentation ci-dessous

Photomontage de la façade fourni par la coordination de la cathédrale.

Pillage puis incendie de l'église Saint Taurin d'Evreux par Philippe Auguste

Dessins et aquarelles de Juliette Derenne. (album Le Cœur de Lion - Fréteval)

Il subsiste sur le côté sud de la cathédrale de Chartres une petite partie de la cathédrale romane.

EGLISE ABBATIALE SAINT BERTIN (St Omer)

1128

Nous allons terminer par une note plus optimiste.

Au mois de mars 1128, Le comte de Flandre, Guillaume Cliton, fils de Robert Courteheuse (duc de Normandie), assiègeant un de ses challengers réfugié dans l'abbatiale, interdit à ses hommes qui s'y préparaient, d'incendier l'abbatiale...

A sa mort quelques mois plus tard, les habitants de St Omer, accueillirent sa dépouille... Au XIX ème siècle, les habitants organisèrent des "Fêtes Guillaume Cliton" .

Une rue à son nom existe à l'heure actuelle dans cette cité nordiste.

L'abbatiale romane de saint Bertin

dessins de Jacky Clech.

Album Normannia - Mort en Flandre